Pourquoi la Gen Z s’arrache Chanel ?

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Le tailleur en tweed : le nouveau streetwear ?

Il y a encore cinq ans, porter une veste Chanel était le signe extérieur de richesse d’une grand-mère du 16e arrondissement. Aujourd’hui, sur TikTok, le hashtag #ChanelHaul cumule des milliards de vues et les « clean girls » de 17 ans ne jurent plus que par le tweed.

« C’est le contraste qui est cool », explique Léa, 19 ans, influenceuse « Luxe-Core ». « Porter un sac 2.55 avec un jean baggy vintage et des baskets déglinguées, c’est ça l’allure 2026. Chanel, c’est devenu le summum de l’ironie fashion : on prend le code le plus bourgeois du monde et on le traite comme du merchandising de rappeur. »

L’effet « Dua Lipa » et la dictature du vintage

Si la maison Chanel est devenue la marque la plus valorisée au monde en 2025, c’est en grande partie grâce à sa stratégie d’omniprésence numérique. En nommant Dua Lipa comme égérie du nouveau sac « Chanel 25 », la marque a fini de briser le plafond de verre générationnel.

Mais le vrai moteur, c’est la seconde main. Pour la Gen Z, acheter du neuf est presque devenu « has-been ». Le graal ? Dénicher un bouton Chanel doré dans une brocante pour en faire un pendentif, ou vider le compte épargne sur un site de revente pour un sac « vintage » des années 90. C’est l’investissement ultime : « Mieux que la crypto, le Chanel », lit-on souvent sur les forums spécialisés.

Saviez-vous que certains jeunes collectionneurs ne retirent même plus l’étiquette de leurs articles de seconde main pour prouver l’authenticité sur leurs selfies ?


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